Le Canada doit accélérer la croissance propre ou menacer sa prospérité économique et sociale, montre un rapport

Un nouveau rapport présente 11 indicateurs de croissance propre qui montrent comment une politique gouvernementale peut permettre d’atteindre à la fois des objectifs économiques, sociaux et climatiques

17 septembre 2020                                                                                                 

OTTAWA – Alors que les gouvernements canadiens s’efforcent de relancer l’économie à la suite de la pandémie de COVID-19, un nouveau rapport de l’Institut canadien pour des choix climatiques examine les liens qui existent entre les objectifs économiques, sociaux et climatiques. En s’appuyant sur diverses sources de données, le rapport montre comment les progrès réalisés en matière de changement climatique et les efforts déployés pour favoriser la prospérité peuvent se renforcer mutuellement.

Le rapport, intitulé 11 façons de mesurer la croissance propre, vise à aider les gouvernements à comprendre comment les changements climatiques interagissent avec les facteurs qui contribuent à la résilience et à la prospérité à long terme de la société, tels que la croissance du PIB, le développement et l’adoption de technologies propres, le commerce, l’emploi, la réduction de la pauvreté, l’énergie abordable, l’amélioration de la qualité de l’air ou encore la santé des écosystèmes. Selon ce rapport, il est essentiel d’élargir la manière dont les gouvernements mesurent les progrès réalisés pour adopter des politiques de lutte contre les changements climatiques tout en favorisant la croissance économique et en améliorant la santé et le bien-être des Canadiens.

Les données montrent que le Canada progresse dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en faisant croître l’économie, en créant de nouvelles possibilités d’emploi dans les secteurs à faible intensité de carbone et en augmentant les investissements et la demande en matière d’innovation et de commerce dans le domaine des technologies propres. Cependant, les 11 indicateurs de l’Institut mettent également en évidence les domaines dans lesquels les progrès en matière de croissance propre ont été lents et inégaux selon les régions, les secteurs et les groupes socio-économiques. Par exemple, les économies de plusieurs provinces restent étroitement liées aux émissions de gaz à effet de serre, et l’adoption de technologies à faible intensité de carbone a été limitée dans des secteurs tels que le transport. En reliant explicitement les objectifs climatiques, économiques et sociaux lors de la conception ou de la mise en œuvre des politiques, les gouvernements sont en mesure de relever ces défis et éviter de désavantager les Canadiens à faible revenu et les communautés qui ont une capacité réduite à s’adapter aux risques liés au climat.

Le rapport identifie également d’importantes lacunes dans les données qui limitent la capacité des gouvernements à suivre clairement les progrès de la croissance propre. Pour réussir à atteindre des objectifs climatiques ambitieux, tels que l’engagement du Canada à atteindre un niveau net d’émissions de gaz à effet de serre nul, tout en soutenant la reprise économique et la prospérité à long terme, il faut investir davantage pour récolter des données plus précises et mieux standardisées afin de soutenir des décisions éclairées.

CITATIONS

“Deux menaces majeures pèsent sur la prospérité du Canada : une récession mondiale à court terme et les changements climatiques à plus long terme. Si nous ne nous attaquons pas aux deux problèmes de front, ne seront incapables de résoudre l’un comme l’autre. Cette recherche fournit une boussole indiquant la voie à suivre pour améliorer les politiques qui soutiennent le double objectif de réaliser des progrès dans le domaine de la lutte aux changements climatiques et de la prospérité”.

-Kathy Bardswick, présidente de l’Institut canadien pour des choix climatiques

“Le progrès climatique n’est ni pratique ni durable s’il ne soutient pas également une économie forte. Notre objectif était de déterminer ce qu’il faut pour parvenir à une croissance propre, et comment en mesurer les progrès. Les données montrent qu’il est possible de faire croître l’économie tout en s’attaquant au changement climatique, à condition que les politiques soient conçues de manière à obtenir simultanément des avantages environnementaux, économiques et sociaux. Sinon, les progrès réalisés dans un domaine pourraient entraîner des revers dans les autres”.

-Rachel Samson, directrice de la croissance propre à l’Institut canadien pour des choix climatiques

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